ZLECAf : Le Maroc réitère son engagement pour la promotion de l’intégration africaine
La Vie Eco
Considérée la plus grande zone de libre-échange au monde, la ZLECAf promet l’accès aux marchés, la diversification industrielle et la création d’emplois. Ce marché continental compte une population de 1,3 milliard d’habitants et un produit intérieur brut combiné de 3.400 milliards de dollars.
Omar El Youssoufi

Le Maroc a réaffirmé, mardi à Abuja, son engagement indéfectible à soutenir le projet de Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considéré comme l’un des projets stratégiques majeurs à même de promouvoir l’intégration économique et le développement durable du continent africain.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture de la 18e réunion du Conseil des ministres du Commerce de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), en présence de l’ambassadeur du Maroc au Nigeria, Moha Ouali Tagma, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a souligné que cette réunion traduit la volonté commune des pays africains de poursuivre le renforcement de l’intégration économique et la promotion d’un commerce continental plus ouvert et plus efficace, contribuant ainsi au développement et à la prospérité des populations du continent.
Le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a érigé la coopération africaine en un choix stratégique, tout en poursuivant ses efforts pour renforcer les échanges commerciaux et les flux d’investissement entre les pays africains, eu égard à l’importance de l’intégration économique africaine en tant que levier fondamental pour réaliser le développement partagé.
Le secrétaire d’État a également salué les efforts déployés pour activer l’accord sur la ZLECAf, mettant en avant les progrès accomplis dans la délivrance des certificats d’origine et l’activation des mécanismes commerciaux préférentiels, ce qui reflète le passage progressif de l’accord de la phase préparatoire à la mise en œuvre effective.
M. Hejira a, toutefois, noté que le volume du commerce intra-africain demeure en deçà des attentes, tournant autour de 14 % en 2025, ce qui nécessite davantage d’efforts pour lever les barrières tarifaires et non tarifaires, simplifier les procédures commerciales et améliorer l’accès des biens et services aux marchés africains.
La prochaine étape exige d’accélérer la ratification et la mise en œuvre des protocoles adoptés, de renforcer la libre circulation des services, des capitaux et des investissements, de soutenir le Fonds d’ajustement de la ZLECAf et de développer les infrastructures logistiques et numériques afin de garantir un environnement favorable à l’essor du commerce et des investissements sur le continent, a-t-il enchaîné.
Le secrétaire d’État a aussi insisté sur l’importance d’assurer l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux opportunités offertes par le marché africain, en leur offrant des mécanismes de financement et de soutien appropriés, de manière à renforcer leur contribution à la création de valeur et d’emplois.
« La ZLECAf n’est pas un simple accord commercial, mais un projet historique portant l’aspiration du continent à un avenir plus intégré et prospère », a relevé M. Hejira, appelant les États membres à traduire leurs engagements politiques en mesures concrètes et en résultats tangibles qui profitent aux citoyens et contribuent à la croissance des économies africaines.
Le Conseil des ministres est un organe décisionnel de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) qui traite d’une multitude de questions relevant de l’Accord de la ZLECAf.
Considérée la plus grande zone de libre-échange au monde, la ZLECAf promet l’accès aux marchés, la diversification industrielle et la création d’emplois. Ce marché continental compte une population de 1,3 milliard d’habitants et un produit intérieur brut combiné de 3.400 milliards de dollars.
