October 21, 2026

Le Maroc et l’Indonésie préparent un accord commercial préférentiel pour élargir leurs échanges vers l’ASEAN et un forum d’affaires en 2027

Le Maroc et l’Indonésie, qui veulent donner un nouvel élan à leurs relations commerciales et économiques, ont convenu, jeudi 9 juillet à Jakarta, d’accélérer leurs discussions autour d’un accord commercial préférentiel et d’un forum d’affaires à Casablanca, selon la MAP.

Le secrétaire d’État chargé du commerce extérieur, Omar Hejira, en visite de travail en Indonésie, a tenu des rencontres avec deux membres du gouvernement indonésien, Dyah Roro Esti Widya Putri et Faisol Riza, en présence de l’ambassadeur du Maroc auprès de Jakarta, Redouane Houssaini, du directeur général du commerce, Abdelouahed Rahal, et de représentants du secteur privé marocain.

M. Hejira a estimé que les deux pays disposaient, par leurs relations diplomatiques anciennes et distinguées, d’«atouts exceptionnels» pour bâtir «un nouveau partenariat économique et commercial» fondé sur «l’investissement conjoint», «la complémentarité industrielle» et «l’ouverture sur les marchés régionaux et internationaux».

Un groupe de travail doit préparer un accord préférentiel et un forum d’affaires à Casablanca au début de 2027

Les deux parties ont convenu de créer un groupe de travail conjoint associant responsables gouvernementaux et représentants du secteur privé, chargé de préparer le projet d’accord préférentiel et la tenue d’un forum d’affaires maroco-indonésien à Casablanca au début de l’année prochaine, selon la même source. Ce forum doit accroître le volume des échanges commerciaux, explorer de nouvelles possibilités d’investissement réciproquement bénéfiques et approfondir le partenariat économique entre Rabat et Jakarta, a précisé la MAP.

Le responsable marocain a rappelé que les deux pays partageaient une longue histoire maritime et commerciale, jugeant que le Royaume, sous l’égide du roi Mohammed VI, était devenu «une plateforme mondiale du commerce» et «une porte stratégique vers l’Afrique, l’Europe et les marchés internationaux», grâce à ses infrastructures, en particulier portuaires. M. Hejira a présenté le Maroc comme «la première puissance industrielle du continent africain», en mettant en avant son tissu productif et sa capacité à porter avec l’Indonésie des projets industriels et d’investissement conjoints.

L’Indonésie ouvre au Maroc un marché de 280 millions d’habitants et une porte vers 680 millions de consommateurs de l’ASEAN

Le secrétaire d’État a rattaché sa visite au nouveau programme marocain du commerce extérieur lancé en 2025, tourné vers de nouveaux marchés en Asie et en Amérique latine. Il a défendu le choix de l’Indonésie, première économie d’Asie du Sud-Est, membre du G20 et quatrième pays le plus peuplé au monde, avec plus de 280 millions d’habitants et une croissance économique comprise entre 4,8 % et 5 % au cours de la dernière décennie.

Selon M. Hejira, l’Indonésie constitue aussi une porte d’entrée vers le marché de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), qui compte plus de 680 millions de consommateurs et offre des perspectives aux exportateurs marocains comme aux investisseurs des deux pays.

Le responsable marocain a aussi évoqué l’entrée en vigueur, le 18 octobre prochain, de la nouvelle législation indonésienne sur la certification halal, qui imposera aux produits alimentaires importés un certificat de conformité.

Dans cette perspective, M. Hejira a salué l’accord de reconnaissance mutuelle signé le 20 mai dans le domaine de la certification halal, y voyant «une étape stratégique» susceptible de faciliter l’accès des produits marocains au marché indonésien et d’ouvrir de nouveaux débouchés aux exportations du royaume, en particulier dans les produits alimentaires et les industries de transformation.

Il a assuré que le Maroc, fort de son écosystème reconnu d’accréditation des certifications halal, était prêt à devenir «un partenaire fiable» pour les importateurs indonésiens, en présentant cette évolution réglementaire comme une possibilité d’élargir les échanges commerciaux et d’en accroître le volume, plutôt que comme un simple défi commercial.