October 20, 2026

Véhicules électriques chinois : l’OMC désavoue les surtaxes de la Turquie

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Des employés travaillent sur une chaîne de production de véhicules électriques dans une usine du constructeur chinois Nio à Hefei, dans la province chinoise de l’Anhui, le 24 septembre 2025. ( AFP / JADE GAO )

Selon l’Organisation mondiale du commerce, les surtaxes de 40% imposées par Ankara sur les véhicules électriques fabriqués en Chine ne sont pas conformes à l’article I:1 du GATT de 1994.

Pékin avait porté plainte en octobre 2024 contre la Turquie auprès de l’OMC pour dénoncer l’imposition de droits de douane supplémentaires de 40% sur les véhicules électriques importés de Chine.

L’Organe de règlement des différends (ORD) de l’OMC a estimé dans son rapport que « les droits additionnels sur les véhicules électriques et sur les véhicules hybrides » imposés par la Turquie « sont incompatibles » avec divers articles de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) de 1994.

« Nous recommandons que la Turquie rende ses mesures conformes à ses obligations au titre du GATT de 1994 », indique le groupe d’experts de l’ORD dans ses conclusions.

Le blocage américain pèse sur les recours à l’OMC

L’ORD a notamment fait valoir que les surtaxes « étaient incompatibles avec l’article I:1 du GATT de 1994, dans la mesure où les véhicules en provenance des partenaires de la Turquie au titre d’accords commerciaux régionaux (ACR) étaient exonérés de ces droits » , a expliqué l’OMC.

Les parties peuvent faire appel. Toutefois, l’organe d’appel est paralysé depuis fin 2019, les Etats-Unis bloquant la nomination de ses juges. Washington leur reproche d’outrepasser leurs prérogatives, de restreindre abusivement sa souveraineté commerciale et d’empiéter sur des questions de sécurité nationale.

En réponse à ce blocage, plusieurs membres de l’OMC ont créé un mécanisme provisoire d’appel (MPIA en anglais). La Chine y a adhéré, mais pas la Turquie.